Avant que l'année ne se termine, j'ai achevé le pinkeep préparé pour la "chère et tendre" de mon fiston,
et je lui ai confectionné une pochette.
(rares sont ceux qui n'y ont pas échappé dans mon entourage... L'année dernière, ma marotte, c'était les écharpes poilues...)
La demoiselle aime le noir, et moi j'aime les imprimés façon Toile de Jouy : j'ai concilié les deux dans cette n-ième exercice de couturage.
Le bouton - une tête de lion, clin d'oeil au fiston dont c'est le signe zodiacal - est de la récup', il provient d'un de mes anciens tailleurs.
Pour belle-maman, belle-soeur et belle-tante, pochettes également, dans le même esprit : extérieur en très petits motifs et intérieur
à ramages et plumages...


Reste maintenant à trouver "the" travaux manuels de 2008 : la peinture sur soie, les bijoux en clous, les
scoubidous...
Une seule contrainte au cahier des charges : il faut que ça soit fa-ci-le !
Bien entendu, on ne lâche pas le point de xxx... jamais !
VALIE
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En fait, un dimanche chez moi. Qui n'est pas vraiment à la campagne, mais pas totalement urbain non plus.
J'ai décidé d'aérer mes ouvrages, les sortir de leur carton à dessin, et si possible leur offrir une vie moins retirée du monde en les accrochant au mur ("le" mur qui leur est réservé) - à condition de trouver au Bricorama du coin les cadres tout faits
correspondant exactement à leurs dimensions.
Après une heure passée à tournicoter dans la magasin, je suis rentrée quasi-bredouille, hélas. Le chef de produit a
changé son fusil d'épaule, et l'offre n'est plus celle qui m'a si bien convenue ces dernières années (des cadres carrés, par exemple !)
J'ai quand même réussi à sauver de leur pénitence les broderies suivantes :

Ce sont des broderies que je vous ai déjà montrées dans des articles précédents, et à qui je donne un titre souvent différent de l'original; je reprécise les liens, si le coeur vous dit
d'aller vous promener dans le passé...
Jules-le-chat : modèle La-D-Da, "A Puppy's Posies",
pour Jules et sa famille.
Sampler d'autumne : modèle Homespun
Samplar intitulé "The Hunt Sampler", réalisé pour fêter l'arrivée de la saison qui accompagne mon anniversaire.
Daughters Mine : modèle La-D-Da "Friends Forever", détourné de sa vocation
première et dédié à mes filles
Garland Fair : incontournable
Blackbird Designs, de son vrai nom... "Garland Fair" !Je ne l'ai pas rebaptisé, mais ai utilisé une couleur très différente de celle préconisée.
La collection sur "le" mur s'est donc agrandie (ne cherchez pas le Sampler d'automne, lui, je l'ai mis ailleurs, il était trop grand pour la cage d'escalier, qui est
étroite).
J'ai également un peu couturé, ce tissu aux motifs bandanas a servi de prétexte à la confection d'une pochette-qui-n'a-aucune-utilité...
au cas où vous vous poseriez la question, comme n'a pas manqué de le faire mon entourage rapproché
...si ce n'est celle d'ajouter quelques fioritures de mon cru au patron original "PP" : cette fois-ci, rabat à pans coupés et pattes de boutonnage.
Question aux couturières expérimentées : j'ai essayé de piquer ensemble 4 épaisseurs du tissu
(coton léger) + 2 épaisseurs de molleton (fin) et ma machine n'a pas aimé du tout... Piqure OK au recto, pleine de frisettes et de noeuds au verso. Qu'est-ce que je dois changer
: la tension ? L'aiguille ? Le fil ?
Merci d'avance pour vos conseils, la "bête" est rétive et ça m'énerve, ça m'énerve...
A bientôt,
VALIE
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Ne vous attendez à rien de nouveau dans les jours qui viennent, parce que je consacre
momentanément mon temps libre à la délicieuse (re)lecture de Dixie, qui a été écrit par l'auteur américain de langue française Julien Green.

Ce roman est la description toute en langueur sudiste des états d'âme tourmentés d'une jeune veuve à l'époque de la
Guerre de Sécession aux Etats-Unis.
Avec ses mots, l'auteur qui avait plus de 90 ans quand il a écrit ce livre étonnamment moderne et sensible, évoque avec un réalisme peu commun la personnalité sensuelle et capricieuse
d'Elisabeth, qu'on a tour à tour envie de plaindre, puis de gifler, d'admirer ou de décrier.
D'autres personnages, pour la plupart des femmes, émergent puissamment de ce récit, la gouvernante galloise aux lourdes chaussures cloutées, qui "sait", tout simplement,
et savoure sous une servilité apparente un sentiment de toute puissance, la Belle du Sud, qui se déplace dans un bruissement de taffetas, et dont les éternelles coquetteries
de jeune fille s'acordent mal avec les années qui passent, la tante demeurée célibataire, bigote qui cherche le salut dans la prière et le laudanum.
Il y a les enfants aussi, qui percent de leurs cris l'épaisse torpeur silencieuse de la grande demeure bourgeoise en jouant sans fin à la guerre, ignorant ses horreurs et la proximité des
champs de bataille dévastés, il y a cet adolescent qui croit se briser irrémédiablement le coeur contre l'indifférence d'Elisabeth et s'en va découdre avec l'ennemi, pour panser ses
plaies...
J'aurai peut-être envie de broder des maisons coloniales quand j'aurai savouré la dernière ligne de ce roman -
Brightneedle propose une grille "Savannah Sampler" tout à fait appropriée.

VALIE
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